15.12.2007
Un peu de légèreté : « Culture Pub » revient !
Mon émission des années 90 préférée effectue son grand retour sur le net… www.culturepub.fr
Les 24 secondes du générique célèbre de Culture Pub ne se trouvent plus que sur Dailymotion, seules les 2 dernières secondes sont reprises au début de chaque émission sur le nouveau site. Mieux vaut prévénir !
©: Dailymotion. Culture Pub envoyé par Rayquaza68
Culture Pub, l’émission qui nous parle des pubs avec un ton décalé, renaît de ses cendres et surfe désormais sur la vague Internet. C’est sous un nouveau format de quinze minutes réparties entre quatre rubriques (l’événement, le décryptage, l’actu et la chronique) que l’on retrouve tous les lundis Christian Blachas, l’animateur vedette de l’émission.
En plus de ce rendez-vous hebdomadaire, le site Culture Pub propose un annuaire des publicités du monde entier classées par secteurs, pays, années, marques et thèmes. Vous voulez voir les pubs « les plus hot » du Brésil des années 70…. En quelques clics c’est fait. Le but affiché du « site de toutes les publicités du monde » est de devenir la « première vidéothèque publicitaire du net ».
Si le succès de l’émission paraît assuré car la version numérique reste au final peu différente de la version classique, celui d’annuaire publicitaire soulève plus de questions étant donnée la concurrence de sites comme Dailymotion ou YouTube. L’une des valeurs ajoutées de Culture Pub est « un décryptage de la société à travers le prisme de la publicité et un ton toujours distancié ».
L’émission a repris son ton impertinent, ironique et empreint de références destinées à un public adulte, souvent constitué d'obcédés sexuels. C’est ce goût pour des sujets libres et grivois qui avait, semble-t-il coûté sa diffusion à l’émission sur M6. Restée dix-huit ans à l’antenne, c’est sur les fidèles téléspectateurs que les producteurs de Culture Pub, CBTV, se reposent en premier lieu : jusqu’à 2,5 millions par semaine à son apogée.
L’objectif fixé s’élève à 1 million de visiteurs uniques par mois. Comme le CSA n’a encore aucun droit de regard sur le net, l’émission qui n’hésite plus à montrer des seins, a l’espace nécessaire pour retrouver son public. Un projet remontant à plus d’un an et pour lequel on n’hésite pas à faire de la … publicité !
Aurélien Romano.
Article que vous pouvez retrouvez dans une autre version coécrite avec Julie Saulnier sur http://gratindauphinois.over-blog.fr/
00:40 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : culture, pub, sexe, médias, M6, Blachas
06.12.2007
Un jeu vidéo sur la guerre d’Espagne sort le jour anniversaire du décès de Franco
Le jeu nommé « les ombres de la guerre » a créé la polémique en Espagne lors de sa sortie le 20 novembre. Le jeu le proclame « Nationaliste ou Républicain ? Changez le cours de l’histoire ». Produit par les studios Legend le jeu permet même de prendre la tête de la légion Condor et de rééditer le bombardement du village de Guernica ce qui tranche avec la tradition des jeux de simulation de guerre où les massacres de civils sont en général passé sous silence.
Le créateur du jeu Francisco Perez se veut pédagogue et affirme que grâce à des archives de la BBC et un chronologie incluses dans le jeu, il permet au jeune public de mieux connaître une page de l’histoire espagnole passé sous silence.
La sortie du jeu tombe en tous cas mal en Espagne où le gouvernement vient de faire voter pour la première fois, une loi « mémorielle » qui reconnaît les victimes de Franco. Le pays n’a toujours pas refermé cette page de son passé comme le souligne la fille du commandant Virgilio Leret, dont le nom apparaît dans le jeu et qui fut la première victime de Franco le 18 juillet 1936. Elle souligne dans une interview au Guardian que « nous ne sommes toujours pas réconcilié avec le passé ».
Aurélien Romano
02:10 Publié dans journalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeu vidéo, guerre espagne, franco, scandale
05.12.2007
Chaïm Soutine, une exposition médiocre pour un grand peintre
Influencé par Cézanne, Modigliani, son ami et l’Ecole de Paris du début du XXe siècle, Chaïm Soutine est très méconnu et c’est dommage. Ses toiles sont un témoignage caractéristique et talentueux de son époque. Soutine, juif russe arrivé à Paris en 1913, combine la poésie de Chagall, la folie de Modigliani et le macabre de Bacon, un peintre qu’il a indéniablement influencé. On retrouve même du Van Gogh dans certaines de ses peintures.
Offrir une rétrospective à cet artiste impressionnant est une idée géniale, la rater est une insulte. Le nouveau musée de la capitale, la Pinacothèque de Paris, ouvert depuis juin réussi à combiner les deux. Le lieu est très contemporain, voire trop. La scénographie de l’exposition oblige le visiteur à des contorsions pour lire les panneaux explicatifs qui font référence à des œuvres du peintre non présentées, pour contempler des tableaux mal éclairés et pour se faufiler dans une cave exiguë, présentée comme « un dédale dans les entrailles mystérieuses de la Ville ».
La présentation de cette exposition gâche le plaisir que peuvent procurer les toiles de Soutine. Des toiles hélas, si peu nombreuses et difficiles à contempler dans ce musée victime de son succès, et où il est difficile de trouver le calme tant l’affluence est grande. Malgré tout, il serait dommage de se priver de cette rétrospective qui veut remettre en valeur un artiste maltraité en son temps.
Chaïm Soutine du 10 octobre 2007 au 27 janvier 2008 à la Pinacothèque de Paris, 28 place de la Madeleine, Paris 8e
Aurélien Romano
Article que l'on peut retrouver sur le blog du Gratin Dauphinois (>http://gratindauphinois.over-blog.fr) journal de Dauphine auquel je participe. Pleins d'autres articles, d'autres auteurs sur tous les sujets.
20:15 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gratin dauphinois, soutine, art, pinacothèque, exposition


